Groupes d’action, le temps des questions

     C’est au 6 rue de Brest que se sont réunis, cette fois-ci les groupes d’action Nantes nord. En fait, une première pour Daniel qui nous a, pour l’occasion, réservé un super accueil. Tout avait été préparé pour nous permettre de tenir notre assemblée dans les conditions de convivialité auxquelles les insoumis.es de nos groupes d’action se sont habitués. Aussi, je ne pouvais pas commencer cet article, sans le remercier au nom de tous, pour son hospitalité.

Groupes d’action, le temps des questions

     Malgré ces bonnes conditions, l’assemblée a pris un peu de temps pour démarrer. Parce que les questions s’énonçaient de façon désordonnées. Et que les sujets déferlaient tous azimuts, en ce début de prise de parole. La convention, la prise de décision, l’organisation, les objectifs, les initiatives en cours et en devenir, la commande de matériel, etc. Bref, on a commencé par faire un ordre du jour.

groupes d'action

     Pour comprendre, les raisons qui créent cette situation de méli-mélo, il faut tout d’abord bien comprendre la situation de nos groupes d’action. Car si notre activité a toujours été soutenue (GA Nantes-Nord), elle a principalement été gouvernée par des échéances électorales. Beaucoup d’autres groupes d’action sont dans ce cas.

     S’appuyer sur le travail de nos députés, renforcer le mouvement social, y participer ou agir sur des batailles engagées par d’autres organisations, tous ces fonctionnements sont déterminants. Et en même temps, ils sont tous en deçà du niveau d’implication souhaité par les insoumis.es.

S’organiser en agissant.

     Si tout le monde s’entend pour ne pas se structurer en parti politique, avec sa cohorte de représentant(e)s et de délégation de pouvoir. Et, si nous partageons la volonté de ne pas faire du calendrier électoral, l’alpha et l’oméga de notre engagement. Tout le monde admet volontiers que notre efficacité passera par une cohésion plus importante de notre projet « l’avenir en commun » et de nos actions sur le terrain.

     Ainsi la question de l’auto-formation des militants autour de leur programme et autour des questions politiques, a pris une part importante de la discussion. Cette question est un élément qualitatif de notre engagement. En particulier pour tous les insoumis.es qui n’ont jamais eu d’engagement politique (plus des 4/5 des insoumises de nos quartiers). C’est le cas pour Moudjahid.

      Moudjahid fait sa première réunion, au sein de notre groupe d’action. Il propose de préparer pour la prochaine assemblée une introduction sur les ordonnances. Car pour lui la question n’est pas évidente, et il a besoin d’en discuter. Concrètement, cette proposition fait l’unanimité, de sorte qu’elle répond à une attente collective, l’auto-formation. Ainsi l’ensemble du groupe retient l’idée de faire une introduction thématique à chaque réunion, pour un échange instructif.

Agir et s’ouvrir au autres.

groupes d'action

      Ensuite, le débat a été dominé par le lien entre action, déploiement de notre programme sur le terrain et affinement de nos connaissances. Ainsi Marie-Thérèse s’interroge sur les moyens de s’adresser aux autres organisations. Avec quels objectifs ? Notamment pour les organisations qui sont déjà engagées dans les batailles locales et qui veulent nous rencontrer. On retiendra l’idée d’un travail concomitant avec les activités associatives. Avec l’intention d’un développement utile à une perspective politique et à un rassemblement.

      Notre état d’esprit c’est celui de la conquête. Le nouveau binôme d’initiateurs, Brigitte et Michaël, propose de préparer pour chaque réunion un exposé des initiatives en cours et un bref résumé de l’actualité sociale. Brigitte revient sur notre volonté d’un parrainage collectif, d’un jeune mineur sans-papier. Et Jean-louis propose de nous inviter à un rendez-vous avec des militants.es qui accompagnent un groupe de jeunes. De cette façon, le sujet prend une dimension concrète rapidement.

      Pour finir, Michaël (qui est venu courageusement malgré sa toute récente sortie du bloc opératoire), propose d’établir un plan d’action sur le nord de Nantes. La campagne qui est retenue c’est « Macron, président des riches ! ». Donc, il est proposé de commander 5000 tracts au national. Dés l’arrivée du matériel, un calendrier d’initiative sera fait et proposé par les initiateurs.trices des trois GA.

Un groupe humain, d’action et de réflexion politique.

      La convention aura lieu à la fin du mois. Mais les collectifs militants sont déjà à l’œuvre pour s’auto-organiser sur leur secteur. Et pour quelqu’un qui a une bonne expérience de l’organisation politique comme moi, il y a deux éléments importants à souligner dans les deux dernières réunions que nous avons eues.

groupes d'action

      D’abord il y a l’exigence, qui se traduit par la volonté de se former dans le GA, avec un vrai besoin d’être des animateurs.trices aguerris au débat politique

     Ensuite, il y a la pratique, qui se traduit par le fait de créer l’action et l’expérience. Et surtout, l’évaluation de la pratique, avec la validation ou l’invalidation de ce qui a été fait. Comme si tout était à inventer. Comme si nous construisions à tâtons, le mouvement et l’action pour être au plus proche de ceux et celles que nous voulons convaincre.

      L’effervescence que nous voulons faire naître dans la société est en germe dans les groupes d’action. Ils sont les lieux pour les insoumis.es, de la réflexion et de l’action. La praxis qui contribuera à transformer la réalité sociale.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *