Insoumis, j’y crois pas ! J’ai révé cette nuit aux tyroliennes et « câblo-vélo-routes ».

 

Texte rédigé par Victor.

Initialement conçue pour rouler sur le sol, la bicyclette est devenue, depuis peu, un accessoire de transport à propulsion humaine qui permet maintenant à tout un chacun d’emprunter les câbles pour atteindre l’autre bout de la ville en ligne droite en circulant au dessus des rues et des bâtiments. Cette solution était déjà opérationnelle 50 ans plus tôt dans les arts du cirque pour le numéro de vélo funambule de la trapéziste ‘miss mouche’. Reprise ensuite chez EDF pour l’entretien des lignes haute tension, elle utilisait le même profil de pneu ‘gouttière’ pour évoluer et entretenir en toute sécurité les câbles électriques, hors tension, lors des visites annuelles.

L’imaginaire du ‘véhicule volant en ville’ est présent en science fiction depuis les dessins de Albert Robida ‘Le vingtième siècle, la vie électrique’ en 1883. Le vélo volant de E.T. en 1982 avait marqué une génération qui, sensible à ce rêve, l’avait transformé en une réalité sécurisée et non polluante  : l’aéro-cycle.

Restait a adapter la ville à ce nouveau mode… A l’instar des stations de sport d’hivers qui depuis longtemps, déjà, cherchaient a recycler leurs pylônes devenus inutiles, faute de neige, nos villes « insoumises » ont pu créer, à partir de 2017, moyennant certaines adaptations de bâtiments et la pose de cyclo-pylônes, de nombreuses câblo-véloroutes.

Leur usage permettant, à la fois, un gain de temps considérable et une mobilité des plus neutres, il a été décidé de doter les villes d’un maillage de plus en plus dense. L’émergence d’architectures ‘méduses’ liées entre-elles par ces filins, réalisations assez controversées au départ, a fait école et fait dorénavant partie de l’identité de nos villes. Un classement ‘monument historique’ de la première ligne est d’ailleurs en cours.

Dernièrement, la construction de la première aéro-cyclo-rocade permet de faire un tour complet de la ville de Nantes en une heure et sans un gramme de Co2!

Quels magnifiques voyages au dessus des toits! On peut admirer l’estuaire et les formidables infrastructures portuaires aux abords de Cheviré. Puis franchir la Loire pour atteindre la pointe de l’Ile et les quais, la grue Titan… sans souci de feux, sans risques de collision.

L’approche du centre se fait plus proche des toits. Les passants, la tête en l’air, n’en reviennent toujours pas de voir leurs congénères filer, sans bruit, a toute allure, apparaissant puis disparaissant au dessus des toits. Les câbles de kevlar et d’acier sont si fins que cette toile d’araignée n’est presque pas  visible au sol. Les stations sont édifiées sur les plus hauts bâtiments. On peut donc facilement rejoindre le ‘plancher des vaches’ en changeant de câble pour descendre le long d’une bretelle en pente douce, atterrir puis terminer son parcours sur les deux roues traditionnelles du vélo.

La tour Bretagne a d’ailleurs fait ‘peau neuve’ en attribuant deux étages pour l’installation d’une gare d’échanges  ‘câblo-vélo’. Formidable point de vue sur la ville, cette plateforme multimodale verticale, permet, au moyen des ascenseurs, une connexion avec le tramway, les parkings et les rues. Elle permet de choisir entre plus de vingt cinq lignes au départ du huitième étage. D’autres nœuds de ce type ont vu le jour : sillon de Bretagne, cité radieuse, Malakoff, gare Sncf.. permettant un maillage fin et des dessertes de proximité.

A l’occasion de ce Noël 2020, les accessoires d’accroche au câble, adaptables sur tout vélo, sont très nombreux aux pieds des sapins. Tout vélo de ville peut se transformer en aéro-cycle en se dotant de ce kit ‘troisième roue’ qui trônera au dessus du cycliste. Il est équipé de ce pneu ‘gouttière’ qui glisse sur le câble, d’un dispositif de freinage, d’entrainement et d’un double dispositif de sécurité garantissant la fixation permanente au câble.

De plus en plus, certains adeptes de l’aéro-cycle se plaignent de la lenteur de certains utilisateurs qui utilisent ces câbles pour la promenade. Il est donc prévu dans un avenir proche la création de voies rapides en doublement des lignes existantes.

Les villes « insoumises », inspirées par les parcs de loisirs ‘Acrobranche’, ont aussi multiplié les circulations qui utilisent le câble pour se déplacer. Moyennant une forte sensibilisation aux dangers liés à cette pratique avec la création d’un aéro-permis de déplacement, les villes ont inauguré ces moyens de transport alternatifs et écologiques dans le cadre « éco-socialiste » de la lutte contre l’effet de serre.

Ainsi, au moyen de baudriers et de mousquetons qui font maintenant partie intégrante des vêtements d’aujourd’hui, les tyroliennes permettent, des franchissements inédits pour les piétons !

Par exemple, au cœur de la ville de Nantes :

– liaison Butte Sainte Anne- Hangars à bananes en 40 secondes

– liaison Tour Bretagne – Chateau des Ducs de Bretagne  en 38 secondes

– liaison Tour Bretagne – île de Versailles en 27 secondes

 Ces téléphériques par gravité, très économiques à installer, attirent des visiteurs d’un nouveau genre, friands de sensations fortes, de vues inédites sur la ville et de vitesse.

Aujourd’hui, 12 novembre 2020, piétons et cyclistes d’un nouveau genre ont inventé la mobilité urbaine tridimensionnelle.

Insoumis, une autre mobilité est possible, rêvons-y !

Victor

Un Commentaire

  1. Quel magnifique rêve!

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